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FLORENCE
Atmosphères, atmosphères
Petite
boite (Florence
VARIN)
Quand
elle dit "je fais de la musique depuis toujours", cela
sonne comme une évidence. Il suffit de la voir sur scène.
Cette petite nana de vingt ans au blanc maquillage théâtral
à la japonaise, saisit, fascine, inquiète même
certains spectateurs. D'où vient-elle ? De quelle planète
émotionnelle tombe-t-elle ? Le silence se creuse plus profond
dans la salle, les yeux s'écarquillent. Les chansons, les
morceaux qu'elle écrit intégralement (depuis l'âge
de treize ans) ne ressemblent à rien d'identifiable. On pense
à Bjork, comme par hasard, le premier nom qu'elle cite au
sujet de ses goûts musicaux. Sinon, pour l'écriture,
elle avoue fonctionner "comme un artiste peintre qui peint
son tableau : il a une idée première, neuve et vierge,
il la dessine, et viennent ensuite un peu de bleu par là,
un peu de jaune par ici."
Jouant
de la basse et un peu de guitare "pour s'inspirer", mais
composant sa musique électronique sur des logiciels, elle
laisse aller son inspiration au gré des "atmosphères
personnelles" qu'elle essaie de "retranscrire pour que
le plus possible d'oreilles les comprennent". Emerveillée
par l'opéra, le seul type de spectacle qu'elle fréquente,
parce qu'il y a "toujours plein de rebondissements" et
qu'elle s'y retrouve "comme une petite fille à EuroDisney",
Florence n'a pas fini, elle non plus de nous surprendre.
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