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Gaël
MUSSATI
Au théâtre de la vie
Mon
Père
(Gaël MUSSATI)
Elle
déboule sur scène comme on court après un autobus
et on saisit très vite que pour elle la chanson va être
un moyen de transports pas commun. Bercée dès l'enfance
par les incontournables du genre (d'Anne Sylvestre à Brel,
en passant par Boby Lapointe, Ferré, Brassens ou Barbara),
elle a d'abord voulu devenir comédienne et a entrepris des
études de théâtre après le bac, tout
en jouant dans une troupe. Comme elle continuait à chanter
avec des amis ou pour son propre plaisir, la rencontre avec des
profs de la Manufacture Chanson l'a incitée à "prendre
plus au sérieux" cette passion première.
C'est
que pour cette fille au prénom de garçon (déjà
un rôle ?), la chanson représente "une hygiène
de vie", une manière de mieux appréhender le
quotidien. "Si certains interrogent les livres, les philosophes,
moi, j'interroge les chansons et les chanteurs que j'aime",
souligne-t-elle. Passionnée par de nombreuses autres formes
d'art, dont la peinture, la sculpture et la littérature,
c'est toujours vers ce cocktail immédiat chanson-théâtre
qu'elle revient. Ça donne des séquences scéniques
pas tristes, telles ce coquin "A qui" entre Cuba et Zambèze
(un texte perso) ou la reprise du savoureux "Tu dors tout l'
temps" de Clarika, mais aussi en contrepoint de jolis moments
d'émotion. La vie, quoi ! Ni plus, ni moins
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