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JOSEPHINE
Faire entendre sa voix à tout prix
Eternel
(Jessica HATE)
Toute
petite, déjà, elle adorait écouter des chansons
a cappella (gospels, celtes
) et l'écriture de ses textes
s'en inspire : "Je me chante le texte que je viens d'écrire
et je définis une mélodie pour que le morceau tienne
la route sans harmonie. Je me dis que s'il révèle
toute son intensité "à nu", l'accompagnement
sera la cerise sur le gâteau." Joséphine procède
d'ailleurs par impulsion, d'un jet, et va au bout de son idée,
quitte à oublier momentanément la vie autour d'elle
: "Ce jour-là, j'explose à cause d'une injustice,
d'une révolte, d'un sentiment de désespoir."
La chanson lui insuffle alors un vent de liberté, un peu
comme le violon découvert à sept ans (elle en a fait
huit et n'exclut pas d'y revenir un jour) lui donna soudain "l'impression
de voler".
On
l'aura compris, Joséphine ne chante pas pour passer le temps.
L'enfant qui voulait "être danseuse au Lido et sauver
le monde" vit plus que jamais en elle. Pour qu'on l'aime -
bien sûr - et pour faire entendre sa voix "à tout
prix", elle ne manque pas d'arguments, entre la sienne, chaude,
grave et généreuse au service d'un répertoire
contrasté : "J'ai raté ma BAQ" (Bonne Action
Quotidienne) en reggae, "Nora" façon ballade celte,
ou le très rythmé "A change" déjà
popularisé par Aretha Franklin. La chanson ne constitue-t-elle
pas à ses yeux l'un des meilleurs moyens de "rallier
les gens contre la solitude ?"
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