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MAILIW
La patate !
J'suis
pas sage (mAm'Zelle
Bip)
Pas
de prise de tête apparente avec Mailiw, bien qu'elle ait quasiment
renversé un prénom d'homme pour s'en tailler sur mesure
un pseudonyme. Bien vu, pour une auteur de fraîche date qui
se sent avant tout interprète, les profs et les copines de
la Manufacture Chanson répondant avec plaisir à sa
demande : Eric Guilleton pour une "Sheila" urbaine perdue
"entre ciel et terre", Shalaya pour un "C'est pas
la peine" qui signifie "Je veux exister", Chrystel
Galli pour "Ton unique soleil"
Un répertoire
aux petits oignons pour une qui a toujours rêvé de
devenir chanteuse, sa mère se révélant sa "meilleure
fan" et son institutrice allumant concrètement la mèche
: "En CM1, tous les matins en arrivant à l'école
à 9 heures, on faisait une "mise en train". Mon
institutrice prenait sa guitare, on apprenait des chansons et on
chantait jusqu'à dix heures." En voilà une femme
admirable !
Résultat
2002, une brune aux cheveux longs et à la voix puissante
qui entre en piste d'éloquente façon, et vous balance
encore un "J'suis pas sage" (griffé Mamz'elle Bip)
où elle se révèle prête à "sortir
de ses gonds". Conjuguant "talents cachés"
- elle réalise des meubles et sculpte -, enthousiasme viscéral
et inquiétudes larvées face à la difficulté
de se faire une place dans "le métier", elle affiche
un atout majeur : son dynamisme en scène. Ce qu'elle résume
à sa façon d'un mot explosif : "la patate !"
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