| Aurélie
CLERH
Le cœur qui penche
Délicatesse
(Aurélie CLERH / Frédéric HEBUTERNE)
"Nul
ne guérit de son enfance", chante Jean Ferrat, et Aurélie
sait ce que cela peut signifier. Longtemps "cachée derrière"
divers paravents/prétextes, elle a pourtant très tôt
pris conscience de sa voix et de l'importance de ce moyen d'expression
si populaire, pour elle : "Le seul moment où les gens
m'écoutaient, me regardaient... et par conséquent,
le seul moment où je me sentais vivre, c'était lorsque
je chantais". Autant dire qu'elle ne regrette pas une seconde
d'avoir osé franchir le pas, de cours de chant particulier
jusqu'à l'audition à ACP – La Manufacture Chanson,
"univers douillet" où elle se trouve aujourd'hui
"si bien".
Bac littéraire, insatiable appétit de théâtre
et de lecture, goûts musicaux éclectiques qu'illustre
l'écart décoiffant entre ses deux groupes de prédilection
(The Corrs et Tryo), Aurélie impose déjà une
personnalité, une identité, où sa présence
scénique et sa voix puissante prédominent, essentiellement
sur des rythmes pop-rock, mais aussi sur un blues ou une reprise
de Castafiore Bazooka. On n'est pas surpris que l'ensemble de son
tour soit d'abord consacré à l'amour (why not ?),
thème pour lequel elle éprouve plus que d'autres un
penchant, son cœur étant – réellement -
d'un zeste incliné vers la droite. C'est Clerh.
Daniel
PANTCHENKO |