| Katrin'
WALDTEUFEL
Cordes sensibles
Il en aura fallu (Katrin' WALDTEUFEL)
On
ne l'imagine pas seule en scène, du moins pas longtemps sans caresser
son grand complice à l'âme aérienne : le violoncelle. Cet instrument,
elle l'enseigne dans une école et l'utilise pour des cours d'éveil
musical à domicile. "J'apprends autant que j'apprends aux autres",
confie-t-elle en souriant, "et je m'éclate vraiment". Alors, bien
sûr, elle l'écoute et des mélodies s'envolent, se déploient, comme
dans ce morceau au titre si symbolique : "Corde sensible". Après,
le plus souvent, les mots viennent et la chanson se construit.
A
ses yeux, cela sous-entend une formation acoustique, un piano ou
une guitare et des percussions "à peau" : deux musiciens au maximum,
qui aussi, prêtent leurs cordes vocales. Rêvant de spectacles "alliant
tous les arts", nourrie au lait chansonnier des Frères Jacques à
Barbara, mais aussi d'artistes actuels comme Gul de Bôa (de Rouen)
ou "les quatre nanas" du groupe de jazz américain Siyeza ngo Thando
("nous venons avec l'amour", en zoulou), Katrin' privilégie "l'envie
de partager" à une course à la renommée. Modeste ? Peut-être ! Mais
surtout humaine, entre un regard lumineux et malicieux, un goût
câlin-coquin du "Matin", un cour prêt à jeter la larme, un "Tilleul-menthe"
à final dé-rapant...
Daniel
PANTCHENKO |