| Hélas
A cour perdu
Le
cul à l'air (Guillaume
Deflassieux)
Il y a du Renaud première époque (jusqu'à la casquette occasionnelle)
dans ce jeune homme révolté au pseudonyme expéditif et désabusé.
Accroché à sa guitare comme à un flingue ou un esquif salvateur,
il balance sec et ça tombe dru sur les "cons", rythme obsédant compris.
Langue de bois, bienséance judéo-chrétienne, sentiments tièdes,
connaît pas. Pas du genre à "fermer sa gueule" le dénommé Hélas.
"Condamné
à vivre une autre vie / Mais sans ce putain de mépris", chante-t-il
à cour perdu, en dénonçant encore "cette indifférence qui nous étrangle".
Parallèlement guitariste dans un groupe, il joue volontiers de sa
voix comme d'un instrument, entre onomatopées et impressionnantes
montées vocales. Auteur-compositeur-interprète à la tête d'une quarantaine
de chansons, il a trouvé dans cet espace créatif-là un moyen de
se détacher du quotidien en même temps qu'un langage universel propice
à l'échange et au partage des sentiments.
Daniel
PANTCHENKO
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