| Valérie
Maes
Émouvant juke-box
L'oreiller
(V. Maes, V. Maes)
Comment
ne pas être ouverte sur le monde quand
on vient d’une famille qui a vécu en Afrique, qu’on
est soi-même née à Bruxelles et qu’on
a habité quatre ans à Varsovie ? Ajoutez à cela
que Valérie parle ainsi plusieurs langues et que son père
a toujours mis « la musique à fond dans toute la
maison », poussant de fait sa fille vers la chanson. Résultat,
dès l’âge de douze ans, celle-ci a commencé à en
apprendre par cœur des dizaines sinon des centaines dans
tous les styles, au point de se faire surnommer « le juke-box » par
ses proches.
Et
si elle a suivi des cours de danse pendant quelques années, c’est véritablement le fait de monter
sur scène en fin de saison qui l’a toujours passionnée.
D’autre part, griffonnant des histoires, des lettres, des
carnets depuis sa plus tendre enfance, elle a découvert
avec avidité l’écriture de chansons lors
de son arrivée aux ACP la Manufacture: « Ça
a été une vraie révélation pour moi
et depuis je n’arrête plus ; la chanson me semble
la meilleure façon de m’exprimer, je me sens totalement
moi-même quand je tiens le micro. » Et le public
ne s’y trompe pas, ému aussi bien par l’étrange
et guidonnienne Rue des mésanges, que par un Oreiller
au goût amer de déception amoureuse ou une poignante
reprise de Clarika dont le titre lui ressemble à certains égards
: Un peu bizarre.
Daniel
PANTCHENKO
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