| Vyrgil
Audaycarme
« Chansonnien »
Le
bal des résignés (Y. Dumont / Y. Dumont)
L’amour
des mots. Les maux d’amour. Et de toutes sortes. Comment
mieux traduire les seconds qu’à travers les premiers
?... Gourmand de littérature, de théâtre
et d’art en général, Vyrgil en a fait un « pilier
fondamental » de la perpétuelle « quête
de sens » qui l’anime. S’il affectionne la
notion de « concept » côté spectacle,
il se l’applique volontiers en se qualifiant de « chansonnien »,
synthèse plutôt expressionniste chez lui d’un
chanteur accouché d’un comédien.
Après
avoir joué dans différents orchestres de bal ou
groupes et aujourd’hui encore dans une troupe de cabaret,
il se soucie toujours autant de la musique (il taquine la guitare,
le piano, l’accordéon...) mais inscrit ses compositions
dans un tout où la « vibration » et le « don
de soi » servent d’abord un « message » : « J’envisage
réellement l’acte de chanter comme un acte politique
au sens noble du terme pour provoquer l’éveil et
une prise de conscience de l’auditeur. » Il possède
pour cela de solides atouts : une voix puissante et une détermination
scénique évidente qui alpaguent l’auditoire
entre voile diabolisé de Salima, malheureux fusillé Pour
l’exemple, retraite sans flambeaux de nos « vieux » d’Hospice
and love, ou reprise du bordel perdu de Mandalay, dans la version
de Pierre Philippe et Kurt Weill, dynamitée par Jean Guidoni,
un visible frère d’âme, de mystère
et d’ambiguïté.
Daniel
PANTCHENKO
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