| Vivienne Barberine
Carte vitale
La forteresse qui est la mienne (L. Klein / E. Guilleton)
Issue d’une famille où « artistique » ne pouvait en aucun cas signifier « vrai » métier (la ligne de conduite étant « la bonne éducation et la réussite socioprofessionnelle »), Vivienne a trouvé en la chanson un formidable moyen d’expression pour « transmettre des idées, des coups de gueule, du vécu et des émotions ». Et cela, d’abord en scène, « moment de partage et d’existence, de lutte contre la mort, le vide, le non-sens et la sensation de solitude ». C’est une chance pour nous, quand elle balance La Forteresse qui est la mienne (du sur mesure que lui ont tricoté Luce Klein et Éric Guilleton), le poignant Gros tas (l’une des dix chansons de son cru) ou reprend avec une conviction très personnelle J’apprends le métier de Benoît Dorémus.
Car la scène, c’est son terrain de « je », sa carte vitale. Elle l’a d’abord investie comme comédienne avant de s’autoriser à devenir chanteuse, elle qui n’a commencé à écrire que l’an dernier, inspirée par les auteurs-interprètes « à textes » qu’ils s’appellent Brel, Brassens, Barbara ou Grand Corps Malade, Diam’s, Agnès Bihl et autre Thomas Pitiot. Amoureuse de cinéma, de peinture et d’arts plastiques, elle mijote par ailleurs un spectacle de théâtre-chansons, Gulliverte, sur des textes d’Anne Sylvestre.
Daniel
PANTCHENKO
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