Édito – mai 2017 « J’ai besoin de toi, quand chuis comme ça, Patati, patata, patati, patata… »

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Chers ami-e-s, Chers abonné-e-s,

Je ne vais pas commenter ici l’actualité.

Ces dernières semaines, nous avons eu, à longueur de journées, tant de commentaires pour commenter tout et n’importe quoi : les choses qui n’arrivent pas, mais qui vont sûrement bientôt arriver, le moindre soupir, un chuchotement, un infime mouvement de sourcil, un fake-tweet nauséabond, la moto qui suit la voiture durant des heures, le perron interminablement désert…

On a même commenté les commentateurs exaltés et on a fait tant d’hypothèses, de scénarios, de suppositions. On a été fermes, convaincus, persuadés et on a dit tellement de « c’est évident », « vous verrez bien », « quoi qu’il en soit », « j’en étais sûr… », « je vous l’avais bien dit »…

Mais dans ce brouhaha infernal, dans ce capharnaüm de bla-bla-bla permanent, il en est une dont personne n’a parlé. Pas une punchline, pas un commentaire, pas une phrase, un mot, une syllabe, une simple onomatopée, pas un soupir, non rien que du silence.

Personne n’a parlé de la musique !

Comment pourrait-on vivre sans musique ? Sans manger d’accord ! Tous ceux qui me connaissent bien savent que les nourritures terrestres sont, pour moi, très secondaires… Mais sans ce petit air qui trotte dans la tête, ce tatactatoum, cette mélodie, on ne peut pas être en paix. A quoi servent toutes ces belles paroles s’il n’y a pas la musique ? Il faut croire que les politiques et leurs commentateurs sont devenus sourds à force de trop parler. Ils en oublient l’essentiel.

Heureusement, il y a toujours des artistes à la Manufacture Chanson et ailleurs. Leur seule alternative réaliste reste l’utopie. En quelques notes, ils nous transportent, ils rendent notre vie moins fade et notre quotidien supportable que ce soit à Pleyel, au Zénith ou dans une cave de cité.

Alors, pour clore cette « papotique » saison, je vous invite à croiser, dans les prochaines semaines, certains de ces artistes passionnés amateurs ou professionnels, sur la petite scène de la Manufacture Chanson.

On ne sait pas ce que nous réserve l’avenir, pourvu que les paroles en l’air ne prennent pas le pas sur la musique et que nous ne finissions pas totalement désenchantés.

Ben voilà ! J’ai fait mon prétériteur en commentant les commentaires que je ne souhaitais pas commenter…

A très vite, prochain édito, courant juin…

Stéphane RIVA
pour ACP – LA MANUFACTURE CHANSON

* L’image de l’édito :  Missonne en concert, rien que de la musique et quelques paroles…

Catégorie : A la une, Humeurs
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