EDITO JUIN 2022 : « La jeunesse se doit d’être à l’heure, au rendez-vous »

AccueilEDITO JUIN 2022 : « La jeunesse se doit d’être à l’heure, au rendez-vous »

Mine de tout !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

La jeunesse n’emmerde plus le front national. Comme si de rien n’était, elle mène sa petite vie tranquille, l’air de rien. Elle est préoccupée, la jeunesse, elle est angoissée. Sa charge mentale est importante : penser à recharger la trottinette, changer sa photo de profil sur insta, partager les photos du repas d’hier, finir la saison 4… La jeunesse ne peut pas être partout. La pression est telle aujourd’hui qu’elle n’a plus le temps d’emmerder le front national. Et d’ailleurs, est-ce que ça sert vraiment tout ça ? Les choses sont comme elles sont et on ne peut sûrement rien y changer… Alors la jeunesse laisse faire ceux qui papouillent le front national.

Il est vrai que la jeunesse qui emmerdait le front national a pris aujourd’hui un peu de bedaine et quelques cheveux gris. Elle est moins fougueuse, moins exaltée, peut-être un peu moins vive aussi. Elle est aussi un peu refroidie de constater que toute ces années d’engagements et de combat ont engendré le monde d’aujourd’hui : ce merveilleux monde du « moi je ».

Bien sûr, cette jeunesse est vieille aujourd’hui. Elle a des lunettes pour voir de près et des douleurs ici et là (surtout le matin…). Elle mène désormais une lutte acharnée au quotidien pour arriver à conserver son petit niveau de vie, sa petite maison à crédit, sa petite auto, son petit manteau, son petit chapeau, le dernier watchtruc connecté…

Alors moi qui suis sidéré, mais de cette dernière jeunesse, je vous souhaite un bel été puisque c’est notre dernière newsletter de la saison et je retourne sur mon yacht, siffler un bon mojito en écoutant la playlist de la Manufacture Chanson, sans emmerder quiconque (aucun coquillage…).

Prochaine newsletter, à la rentrée…

Stéphane Riva

L’image du jour : La jeunesse n’emmerde plus le front national.

La Gazette des Zactions Zartistiques #04

AccueilLa Gazette des Zactions Zartistiques #04

C’est la saison des restitutions !

Open Mic à la Manufacture Chanson
Dans le cadre du OPEN 11 TOUR et en partenariat avec plusieurs structures du 11e arrondissement, un open mic a été organisé le 19 mai 2022 à la Manufacture Chanson. La soirée a connu un véritable succès ! Plus de 100 spectateurs ont pu découvrir sur scène 13 jeunes talents du 11e !

Chanter et s’amuser
De janvier à juin 2022, Fanny Lecompte est intervenue auprès de familles migrantes dans le cadre d’ateliers musicaux. Petits comme grands ont pu chanter et découvrir des instruments de musique. Un temps de festivité est organisé le 17 juin pour clôturer cette belle action en partenariat avec Aurore – Les Amarres et Les Petits Débrouillards.

Aux collèges et aux lycées, c’est la fête !
L’année scolaire est bientôt terminée, c’est l’occasion de célébrer la fin des actions artistiques ! Création de chansons, enregistrement audio, spectacle, représentation filmée sur scène… Les restitutions sont choisies par les élèves et les enseignants avec les artistes intervenants.es. Elles permettent de valoriser et de faire rayonner le projet auprès de tous les élèves des établissements scolaires.
Pour plus d’information sur nos actions en milieu scolaire, rendez-vous sur notre site Internet :
https://www.manufacturechanson.org/actionartistique/recre-action/

Le programme de l’été
Le 02 juillet venez découvrir les jeunes talents du 11e lors d’un concert devant la mairie pour le festival des cultures urbaines. Le projet de prévention des rixes a bien démarré et continue cet été et à la rentrée ! Les participants sont accompagnés par le groupe Billet d’Humeur, Fanny Lecompte et Tristan Haspala autour d’un projet de création entre jeunes du 11e et 20e. En partenariat avec le centre social Solidarité Roquette et le centre Paris Anim’ Ken Saro Wiwa. Lors des Ville Vie Vacances, des ateliers d’écriture dirigés par Emmanuelle Cadoret en partenariat avec l’EPJ Belleville ont lieu sur le terre-plein central du boulevard de Belleville, à l’EPJ et au centre Victor Gelez. Après les superbes restitutions des ateliers de Francis Médoc, d’Emmanuelle Cadoret et de Bastien Lucas à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, c’est au tour de Betty Seymour d’animer un atelier autour de la chanson au centre pénitentiaire de Fresnes.

Découvrez l’équipe de la Manufacture Chanson !

Portrait de Sébastien, régisseur son & lumière
En quelques mots, en quoi consiste ton métier ?
Je suis régisseur. Je m’occupe de l’organisation et la réalisation technique des concerts. Je contacte les artistes pour connaitre leurs besoins techniques (instruments, micros, etc). Le jour du concert et pendant les balances je m’occupe de sonoriser et d’éclairer les artistes.
Comment se déroule une journée à la Manufacture Chanson ?
Un jour de concert, j’arrive dans l’après-midi pour préparer la salle. Les artistes arrivent à 16h pour les balances. Le concert débute à 20h30 et ensuite je range la salle. Je m’occupe aussi de la régie des salles de répétitions, je suis là en cas de besoin technique.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
Travailler dans le domaine de la musique, être au contact direct des artistes et ne pas me lever trop tôt (rires).
Quel a été ton parcours pour devenir régisseur son et lumière ?
Après mon bac j’ai déménagé en région Parisienne pour faire un BTS Audiovisuel option métiers du son (à Boulogne-Billancourt). J’ai ensuite complété mon BTS avec une formation d’un an à l’EMC qui s’appelle ISMA (ingénieur du son en musiques actuelles). Durant cette année j’étais en cours à Malakoff (sud de Paris) et en alternance à Angers au Centre de congrès en tant que technicien son.
Le petit + de la Manufacture Chanson ?
Ambiance très bienveillante dans une équipe à taille humaine où tout le monde est prêt à aider en cas de besoin.
Tes passions ?
J’aime faire du tennis et de la guitare.

À BIENTÔT !
Marina et Tristan, pour le Pôle des Actions Artistiques
de la Manufacture Chanson

EDITO MAI 2022 : « Plus j’s’rai loin des tracteurs, Et plus j’s’rai près d’être acteur »

AccueilEDITO MAI 2022 : « Plus j’s’rai loin des tracteurs, Et plus j’s’rai près d’être acteur »

A table !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

On en a bouffé de la variétoche, des musiques toutes prêtes et sur-vitaminées, des reprises réchauffées à la sauce TV. L’industrie musicale nous a trop longtemps nourris de produits artistiques ultra-transformés, issus de la culture intensive, élevés en batteries, dont on s’est empiffré avec insouciance.

Selon la toute dernière étude nationale de l’institut Santé-Publique-France, plus de 62,4 % des Français souffrent d’auriculobésité. Notamment chez les personnes ayant eu 20 ans dans les années 80, chez qui on observe un syndrome persistant et dégénératif de cette pathologie, menant, le plus souvent, à de graves dépressions.

Pour nous prévenir de ce nouveau risque sanitaire, nous allons développer une application sur smartphone qui sera une sorte de mélange de Shazam et Yuka. A l’écoute d’une chanson, elle donnera instantanément un culture-score et nous renseignera sur le niveau artistique du texte, de la musique, de l’interprétation…

A la Manufacture Chanson, nous défendons une chanson de qualité, de bonne facture, mûrie à cœur. Une chanson Manufacturée où chaque mot est choisi, où chaque note est pesée. Une chanson qui mijote de longues heures dans la tête du créateur, sans additif, ni aucun artifice, ni trop sucrée, ni trop salée. Nous privilégions les circuits courts et les concerts locaux avec des petits producteurs adeptes d’une culture raisonnée.

Je vous invite à venir vous délecter du millésime 2022 des stagiaires de la formation « Auteur.e Compositeur.trice Interprète », dès cette fin de mois (31/05 et 01/06), puis à vous régaler de découvertes à l’occasion du festival « Les Épigones », du 8 au 10 juin, où des artistes-intervenants présentent leur « artiste – coup de cœur » rencontré lors d’une formation à la Manufacture Chanson.

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Culture intensive !

EDITO AVRIL 2022 : « Il voulait jouer de l’hélicon, Pon pon pon pon. Con »

AccueilEDITO AVRIL 2022 : « Il voulait jouer de l’hélicon, Pon pon pon pon. Con »

Les barbaristes !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

A la radio, avant le 1er tour, un candidat à la présidentielle disait vouloir lutter contre tous « les barbarismes en Ukraine et ailleurs ». J’ai tout de suite trouvé cette candide et généreuse intention pleine de poésie.

Alors je me suis très vite emballé à imaginer de méchants barbaristes slaves, aux gros sourcils, des mots tranchants entre les dents, se balançant des dictionnaires étymologistiques à la figure ou élaborant des stratégies éloquentes pour envahir le Sémantikistan.

J’ai aussi rêvé tout éveillé d’un vieux saltimbanque de la rhétorique tournant la manivelle d’un orgue de barbarismes d’où s’échappent des mots tordus, des expressions toutes faites et une ritournelle palabraise incandescente.

Mais assez d’homélie, de papotages litaniques, de méli-mélo de mots et maux maudits, vous disez comme vous voulez ! Nous ne sommes pas au pays des barbares à papa. Le monde vacille et va mal. Après des mois à parler de virus, nous dissertons sur les vies russes et me voilà, perdu dans ce monde de brutes, à jouer, ingénu, avec les mots, en pensant à Boby Lapointe, qui savait lui, si bien jouer et qui aurait eu 100 ans aujourd’hui.

Ah ! quel sal’ temps… Où est-il l’été ? l’été où est-il ?

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Boby Lapointe aurait eu 100 ans cette année ! lettre…!

EDITO MARS 2022 : « Monsieur le président, je vous fais une lettre… »

AccueilEDITO MARS 2022 : « Monsieur le président, je vous fais une lettre… »

Il n’y a pas que les masques qui tombent !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Enfin, les masques tombent et nous allons nous passer des pass.

Je m’apprêtais à chanter le monde d’après. J’avais déjà écrit quelques couplets que j’envisageais de partager ici, avec vous. Il était question d’une promenade bucolique dans la campagne, où, fleur bleue, je croisais des vaches et des anti-vaches qui faisaient tourner le lait et ne faisaient que du beurre doux.

Mais voilà ! La crise n’est que « suspendue » le temps de laisser la place à une ou d’autres crises, telles que la réélection de notre président, ou encore, la folie des grandeurs du chef du déjà plus grand état au monde (La superficie de la Russie est presque 2 fois celle du Canada, 2ème plus grand pays du monde… Mais bon, on a toujours besoin d’un peu d’espace pour s’aérer lorsqu’on est très bucolique. En psychanalyse, on parle du syndrome matriochkal !).

Ce sont donc désormais des bombes qui tombent et on prépare nos masques à gaz. En guise de lendemains qui chantent, on ne parle plus que de stratégie, de rapports de force, de réarmement et nous nous retrouvons dans les tréfonds, loin des plages mais sous des sacs de sable, à la cave, pour écrire des refrains qui tremblent.

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Monsieur le président, je vous fais une lettre…!

EDITO FÉVRIER 2022 : « J’aimerais bien qu’tu voies les concerts, Y a du monde, c’est pas comme avant… »

AccueilEDITO FÉVRIER 2022 : « J’aimerais bien qu’tu voies les concerts, Y a du monde, c’est pas comme avant… »

Nos petites victoires de la Manu

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Ça ne s’est pas passé à la seine-musicale de Boulogne-Billancourt. Ça n’a pas été retransmis en direct à la télé, suivi par près de 3 millions de téléspectateurs et, en même temps, à la radio avec sûrement beaucoup d’auditeurs… Il n’y avait pas un beau présentateur nœud-papillonné du genre 1er de la classe, ni une belle présentatrice avec de belles dents blanches faisant mine d’aimer la musique. Pas une myriade de danseurs, ni feu d’artifice, ni costume en boule à facette, ni piscine rose, ni gaufre géante, Il n’y avait pas de « Merci », pas de catégorie, pas de nominé, pas de « dénominé », pas de petite statuette brillante en forme de « V », comme Valérie ou comme Vésicule biliaire…

Nos petites victoires de la musique, à nous, se sont passées presque tous les soirs, avenue de la république, dans notre petite salle de concert. On y a découvert des artistes formidables, en formules acoustiques et sans artifice (à part bien sûr, Victoria qui est venu avec son grand orchestre et sa boule à facette). Depuis la rentrée de septembre dernier, où nous avons enfin pu reprendre les spectacles et encore plus, depuis début janvier, le public est au rendez-vous, malgré cette 5ème vague qui fait tant de mal aux salles de concerts. La Manufacture Chanson affiche complet quasiment un soir sur deux et même les scènes ouvertes du jeudi font, de plus en plus souvent, le plein.

Mais nos petites victoires de la musique ne se mesurent pas qu’avec une calculette. Il y a ces éclats de rire, cette écoute appliquée de la moindre note, du moindre mot. Il y a ces yeux qui brillent en sortant de la salle comme si on revenait de prendre une grande bouffée d’air dans les embruns sur la plage. Il y a ces artistes, en nage, qui donnent tout et dansent sur ce minuscule plateau de 12 m² entre ampli, piano et pieds de micros ou bien qui prennent leur temps en distillant une à une les images, les sons, les émotions qu’ils ont cuisinés des heures et des jours durant seuls dans leur studio. Et il y a le vote du public, lorsqu’ils tapent dans leurs mains et crient « une autre » ! Toutes nos petites victoires sont des révélations féminines, masculines ou autres. Chaque soir, on se laisse transporter par l’artiste de l’année pour le concert de l’année.

Mon grand-père, l’abuelo, me disait : « la revolución, hay que hacerla poco a poco, todos los días, a nuestro alrededor. » (la révolution, on doit la faire petit à petit, tous les jours, autour de soi). Aujourd’hui, à la Manufacture Chanson, nous faisons nos petites victoires de la musique au quotidien et nous allons changer le monde.

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Les Victoires de la Manu 2022 !

EDITO JANVIER 2022 : « Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires… »

AccueilEDITO JANVIER 2022 : « Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires… »

Sceptique-sémique

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Pour l’année 2022, je vous souhaite… Heu !… Du moins j’espère que… Ou plutôt, je trouve que ce serait chouette de… Sinon, vous pourrez peut-être, heu !…

Dans tous les cas je suis sûr qu’en 2022, vous allez enfin, Heu !… C’est-à-dire que, probablement, il sera possible de, heu !… A moins que finalement, ce ne soit pas vraiment faisable et que vous soyez plutôt, heu !…

Ça fait tellement longtemps que nous attendons cette année nouvelle où nous allons enfin pouvoir, heu !… Disons, que nous aurons potentiellement la possibilité, sans doute, éventuellement, de… Ou alors, que nous allons, pour une fois, de façon déterminée, décider sans sourciller de… Ou bien, je suppose que non.

Qu’à cela ne tienne, comme chaque année, la Manufacture Chanson déborde de projets et nouveautés. J’ai donc la grande joie de vous annoncer que, cette année 2022, sera l’occasion, pour la Manufacture Chanson, de présenter le projet époustouflant qui lui tient à cœur depuis tant d’année, je veux parler de… Mais, je ne suis pas tout à fait sûr qu’on tienne les délais, ce sera peut-être finalement pour plus tard… Sinon on fera autre chose… Ou le contraire… M’enfin ?!…

Bref, toute l’équipe de la Manufacture Chanson se joint à moi pour vous souhaiter « je ne sais pas quoi », mais avec beaucoup de joie, de rires, de plaisir, d’amour et de chansons à l’intérieur.

Prochaine newsletter, supposément, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Pour 2022 on vous souhaite… heu !

EDITO DÉCEMBRE 2021 : « ça tape, ça claque, ça cogne, ouais ça cogne… »

AccueilEDITO DÉCEMBRE 2021 : « ça tape, ça claque, ça cogne, ouais ça cogne… »

Dans mon monde doux…

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Voici les derniers jours de l’année. Nous allons poser les micros, éteindre les amplis, les services et fermer les pianos. Nous allons nous poser et nous reposer aussi quelques jours. Dehors, l’hiver et le froid vont s’installer. Des nuages lourds vont nous encercler, les flocons de neige vont recouvrir le sol et changer le son. Tout deviendra doux.

Puis, le monde va se figer ainsi, tout sera tout doux durant tout deux mille vingt-deux. Ce sera l’an 22 doux !

D’où qu’on vienne, d’où qu’on soit, l’atmosphère sera détendue et ouatée. Même dans le plus grand froid de Besançon dans le Doubs (Ouap dou ouap !…). Même dans le vent glacial, nous déborderons de chaleur, de tendresse, nous échangerons des petits mots doux. Paisibles, placides, nous garderons notre calme en toute circonstance, nous prendrons tout notre temps. Détendus, nous chanterons dans du coton et écrirons des chansons avec les plumes d’un duvet d’oie. Une immense couette virtuelle recouvrira toute l’avenue de la République, voire la terre entière. Nous y resterons blottis, bien au chaud, bien serrés les uns contre les autres, on se la coulera douce et qui voudra viendra partager notre moelleux spleen tout doux (Ouap !…).

Je me doux doute bien que l’ignoble Zorglub (qui ressemble aussi à Gargamel…) va dire de moi que je ne suis qu’un piètre bien-pensant, qu’il faut de l’ordre, de la discipline, qu’il faut être un dur et fort pour se battre contre, le mal, les ennemis…  Mais moi, je n’ai pas d’ennemi ! Je ne veux pas être un loup. Je préfère être doux comme un agneau. D’ailleurs, je veux bien revendiquer la « bien-pensance », la gentillesse, la délicatesse, la bienveillance, la douceur. Même si ce n’est pas franchement naturel chez moi, je rêve d’être un caïd du doux.

Alors voilà que je n’ai plus les jambes en coton ! Il n’y a vraiment plus que le beurre que je veux garder dur. Je lève le ton et crie tout doux : « Dehors les malpensants !… Vous reviendrez quand vous penserez mieux ».

Pourvu que durent ces moments doux, que l’on redescende tous rapidement à l’étage de la sérénité, qu’on éteigne la télé et qu’on aille écouter des petites douceurs chantées dans un petit lieu bien cosy que l’on nomme la Manufacture Chanson…

Très douces fêtes de fins d’année dure,

Prochaine newsletter, l’année prochaine,

Stéphane Riva

L’image du jour : Bonnes fêtes de fin d’année !

La Gazette des Zactions Zartistiques #03

AccueilLa Gazette des Zactions Zartistiques #03

La saison des festivités arrive à grand pas !
Et les Actions Artistiques sont déjà en fête !

Clap de fin pour « Les Petites Histoires d’EHPAD »:
L’aventure des « Petites Histoires d’EHPAD » est bientôt terminée. Pour fêter la fin du projet en beauté, nous organisons une exposition-restitution des petites histoires écrites par les résidents et mises en image par Florentin Fouch et Hervé Chatel. Nous serions ravis de vous y voir!

Vernissage le 06 décembre à 19h à la Manufacture Chanson (entrée libre)
Suivi du concert de Florentin Fouch à 20h30 – réservation sur :
https://billetterie.manufacturechanson.org/seances/8/fouch

Super rentrée pour « Aux lycées La ! La ! La ! » :
Le projet est reconduit pour la 4ème année ! Comme à l’accoutumée, nous proposons des ateliers autour des disciplines de la chanson, des rencontres avec des artistes et des sorties culturelles pour les élèves des lycées Voltaire, Charles de Gaulle, Dorian et Paul Poiret. Depuis la rentrée les lycéens ont pu voir sur scène Eddy de Pretto, Chilla et Gaël Faye. Plein d’autres surprises sont à venir…
Pour en savoir plus : https://www.manufacturechanson.org/action-artistique/recre-action/

Nos projets dans les quartiers :
La Manufacture Chanson poursuit ses actions auprès de jeunes du quartier de Fontaine au Roi avec son projet FAR Eleven District, sur Lire en Délire et les VVV… D’autres actions artistiques avec des jeunes des quartiers de Saint-Bernard et de la Réunion sont en création. Nous vous en dirons plus au prochain numéro 😉
Pour en savoir plus : https://www.manufacturechanson.org/action-artistique/dans-les-quartiers/

Retour sur la 2ème édition des Fleury Days :
Alice Animal, Betty Seymour, Billet d’humeur, Guillaume Farley et Emilie Marsh ont participé au Festival pour les détenus de la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Nous travaillons déjà sur la troisième édition ! En attendant les détenus pourront participer aux ateliers de création et enregistrement (les titres seront présentés au Théâtre Paris Villette en janvier pour le Festival Vis à vis), de chant et d’écriture composition et live programmés à la maison d’arrêt en 2021-2022.
Pour en savoir plus : https://www.manufacturechanson.org/action-artistique/createurs-de-lombre/

Nous fêtons aussi l’arrivée de nouvelles artistes intervenantes aux Actions Artistiques ! Bienvenue à Plume, Clara Malaterre et également à Alice Animal qui, après le grand succès de son concert à Fleury-Mérogis, interviendra auprès de lycéens !

EDITO NOVEMBRE 2021 : la fin du jour s’avance doucement, Les bras de la nuit m’entourent…

AccueilEDITO NOVEMBRE 2021 : la fin du jour s’avance doucement, Les bras de la nuit m’entourent…

Ma triste joie !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Le mois dernier je m’étais promis un prochain édito léger, enjoué, plein d’espoir débordant de bonheur et de félicité, un truc rigolo quoi…

Nous voilà en novembre, la rentrée est passée, on en avait un peu perdu l’habitude, les notes et les mots grouillent de nouveau à la Manufacture Chanson. Du matin au soir très tard, les projets prolifèrent et on découvre dans chaque recoin de notre fabrique à chanson, des artistes au regard hagard en train de se gratter la tête et la guitare, à hésiter entre le « bling » parfait ou le juste « blang ». Quel bonheur de retrouver tout ce monde et faire, de nouveau, plein de belles rencontres !

Nos machines-outils tournent à plein régime, il y a des concerts, des répétitions, des résidences, des créations, des rencontres pro, des scènes ouvertes, des actions artistiques en tous genres, des scènes ouvertes, des expos, des formations pour les pros, des formations loisir juste pour le plaisir. Les idées fusent de tous côtés, ça chauffe comme dans les hauts fourneaux. A des kilomètres à la ronde, on aperçoit toutes ces paroles et toutes ces notes qui partent en fumée du toit de la Manufacture Chanson. On les a triturées, broyées, malaxées, façonnées, chacun essaie d’en ressortir quelques émotions.

Mais voilà que ce mois de novembre est marqué par le chagrin. Françoise Dupas directrice du Petit Faucheux à Tours et surtout, une grande copine de syndicat, vient de nous quitter brutalement et beaucoup trop tôt. C’est immensément triste, c’est très injuste. Je pense fort à sa famille, à ses proches mais aussi au jazz et à toute la musique, à qui elle va énormément manquer.

Bye Françoise !

Prochaine newsletter, le mois prochain, surement comme le précédent

Stéphane Riva

L’image du jour : Photo de Hervé Chatel prise lors de l’atelier d’écriture de Florentin Fouch, « Les Petites Histoires d’EHPAD », une exposition bientôt sur nos cimaises !