EDITO JANVIER 2023 : « Qu’est-ce que tu fais, Les cent prochaines années… »

AccueilEDITO JANVIER 2023 : « Qu’est-ce que tu fais, Les cent prochaines années… »

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Alors, pour cette nouvelle année, pour souhaiter à chacun le meilleur et bien plus encore, j’aurais voulu créer quelque chose de dingue et extraordinaire auquel personne n’a jamais pensé, ni réalisé : un calendrier de l’arrière.

J’aurais pris du carton, des ciseaux, des pinceaux, un tube de colle scotch et me serais mis à fabriquer un truc avec plein de petites portes à ouvrir, une par jour, pendant un mois après Noël. Mon truc aurait pu être joli avec plein de couleurs et de fioritures. Vous l’auriez posé sur la table de la cuisine et, chaque matin, encore tout engourdi, les yeux vitreux, le cerveau embrumé, le nez au-dessus du bol de café, vous auriez pincé délicatement la petite porte du jour à l’aide de vos pouce et index.

Ainsi, chaque jour, apparaitraient, rien que pour vous, toutes sortes de petites délicatesses spirituelles :

un mot gentil,
un compliment doux,
un vers doudou ouap dou ouap !
une expression tordue,
une blague qui fait rire,
une prose reposante,
un haïku du Poitou,
un alexandrin qui fait du bien,
un refrain de perlimpinpin,
un quatrain qui arrive à l’heure,
un sonnet toujours deux fois,
une paire de pantoum à vos pieds,
une figure de style au milieu du nez,
une ode à la tendresse,

Derrière ces petites portes, chaque matin, de célestes friandises douces et bienveillantes viendraient vitaminer votre moral pour la journée.

Cependant, mes proches le savent bien, je ne suis pas très manuel. Il semblerait même que mes mains ne soient pas réellement adaptées à ce type d’activité. Je voulais me faire prêter un jeu de main adéquat, mais le vilain Gérald Genty m’en a dissuadé, il a craint que je fasse la vaisselle avec, ce qui aurait pu les abimer (sic)…

Me voilà donc de guingois (ça c’est un mot que j’aurais bien mis derrière une petite porte, juste pour le plaisir de le dire…) devant mon clavier azertyuiop, en pleine échouïte (quand on n’a vraiment pas de réussite…) à renoncer à ma lumineuse invention de l’année : mon calendrier de l’arrière.

Alors, pour cette nouvelle année, pour souhaiter à chacun le meilleur et bien plus encore, je vous propose, en guise de douceur, si vous ne l’avez pas déjà visionnée, de vous immerger dans notre fourmillante Manufacture Chanson, à travers cette petite vidéo de présentation joliment pensée et réalisée par Allyssia, Maxime et Ryan.

>>> VOIR LA VIDÉO <<<

Meilleurs voeux pour l’année 2023 !

Prochaine newsletter, le mois prochain

Stéphane Riva

L’image du jour : Calendrier de l’arrière !

EDITO DÉCEMBRE 2022 : « I don’t want a lot for christmas, there is just one thing I need… »

AccueilEDITO DÉCEMBRE 2022 : « I don’t want a lot for christmas, there is just one thing I need… »
Cher Père Noël,

Cette année, toute l’équipe de la Manufacture Chanson était au top niveau ! Résistance extrême au stress, polyvalence ultra développée, et performances toujours plus performantes. Bref, ils sont un peu comme tes lutins sauf que ce sont des formations, concerts, actions artistiques et autres activités qu’ils fabriquent par milliers !

L’équipe aura donc bien mérité un peu de repos. La Manufacture Chanson sera fermée pendant les fêtes, du samedi 24 décembre 2022 au lundi 2 janvier 2023 inclus.

N’oublie pas de glisser sous le sapin quelques places de concerts ! La programmation du début 2023 est en ligne sur le site et promet de belles surprises !

Tu pourras également offrir des formations professionnelles aux artistes qui souhaitent chanter, écrire, composer, créer… et des ateliers loisir à tous les autres !!

Bon courage pour cette dernière ligne droite avant Noël, on te souhaite de belles fêtes de fin d’année et… à l’année prochaine !  

Allyssia LEGIERSKI-REICH
Pour la Manufacture Chanson

L’image du jour : Cher Père Noël…

La Gazette des Zactions Zartistiques #05

AccueilLa Gazette des Zactions Zartistiques #05

Chanson, action, création, transmission

Les FLEURY DAYS 2022
La troisième édition du festival Fleury days à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis a remporté un vif succès rassemblant au total plus de 2200 spectateurs. Merci à Billet d’humeur, Betty Seymour, Tryo, Gervaise, Bakel et Gauvain Sers ! Une quatrième édition est en cours de préparation.

Chantons en coeur
Depuis septembre nous accueillons à la Manufacture Chanson la Chorale Solidaire gratuite et ouverte à toutes et tous. En association avec des structures sociales et culturelles des 11e, 19e et 20e arrondissements comme Le Picoulet, Le Cèdre, Autremonde… Tous les jeudis de 14h à 15h30 à la Manufacture Chanson (jusqu’aux vacances de Noël).

Action et sensibilisation
Un de nos objectifs majeurs est de diversifier les actions pour sensibiliser tous les publics à notre art, la chanson. Avec les artistes intervenants, nous avons à coeur de créer des actions artistiques et culturelles pour les publics éloignés de la culture. Cette saison nous sommes fiers de mener des projets auprès de plus de 70 élèves allophones, de personnes en situation de précarité, d’une dizaine de jeunes mineurs isolés accompagnés par France Terre d’Asile, de détenus de prison, de jeunes issus de quartiers Politique de la Ville, de réfugiés aidés par la Croix-Rouge française… Si vous souhaitez imaginer des projets pour vos publics avec la Manufacture Chanson, écrivez-nous à mediation.culturelle@manufacturechanson.org

Nesles en « labo-concerts »
Cette année nous avons choisi l’artiste Nesles pour participer à notre nouveau projet d’Artiste Associé. Il s’agit de travailler avec Nesles sur une durée de 2 saisons en lui permettant de créer et développer son projet artistique tout en apportant son regard et sa patte artistique sur la Manufacture Chanson. C’est aussi l’occasion pour lui de mettre en place de multiples actions auprès de ses nombreux publics ! Nesles a imaginé un format original de concert : les « labo-concerts » organisés une fois par mois à la Manufacture Chanson durant lesquels il expérimente, en solo ou en duo, son spectacle en formule intimiste face à un public restreint de 10 à 15 personnes maximum. Pour plus d’information vous pouvez écrire à notre médiatrice : mediation.culturelle@manufacturechanson.org

Découvrez l’équipe de la Manufacture Chanson !

Portrait de Marnie, chargée des formations & assistante administrative

En quelques mots, en quoi consiste ton métier ?
Je suis chargée du suivi des dossiers des stagiaires en formation professionnelle et loisir. Je fais le relais avec la responsable pédagogique qui oriente nos futurs stagiaires sur la formation correspondant à leur projet professionnel.
Comment se déroule une journée à la Manufacture Chanson ?
J’accueille les intervenants et les stagiaires. Je renseigne les artistes en recherche de formation et je les accompagne dans les démarches administratives (financement, déclaration auprès de Pôle Emploi…). Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
C’est d’accompagner et d’aider les artistes en besoin de formation et d’être à leur écoute.
Quel a été ton parcours pour devenir chargée des formations ?
J’ai une licence en arts plastiques et un master en arts du spectacle. Avant la Manufacture Chanson, j’ai eu plusieurs expériences dans des organismes de formation.
Le petit + de la Manufacture Chanson ?
Nous sommes une petite équipe et nous gardons un esprit « manufacturien ». Tes passions ? La nourriture asiatique, le Heavy Metal et les chats!

À BIENTÔT !
Marina et Tristan, pour le Pôle des Actions Artistiques
de la Manufacture Chanson

EDITO NOVEMBRE 2022 : « Le bleu du ciel, l’horizon, Les nuages et la hauteur sous plafond, Tu me manques pourtant tu es là. »

AccueilEDITO NOVEMBRE 2022 : « Le bleu du ciel, l’horizon, Les nuages et la hauteur sous plafond, Tu me manques pourtant tu es là. »

Narcisse x 7 = 42 !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Je vous ai manqué ? Je comprends. Ca fait toujours ça dès que je m’éloigne un peu. Il m’arrive même parfois de me manquer à moi-même. Lorsque j’ai des absences, lorsque je m’échappe dans mes pensées, que je vais faire un tour dans d’autres contrées, à la dérobée, sans me rendre compte que mon temps est compté, je fuis et je m’extirpe de ce grand capharnaüm qu’est la réalité. Je mets mon mobile sur avion et voilà que je plane, totalement démobilisé. Comme gonflé à l’hélium, je flotte au-dessus du gros nuage administratif de la Manufacture chanson, avec une toute petite voix aigüe, je m’approche du soleil et je sue. A ce moment-là, loin de tout, je me demande « Mais où suis-je ? » « Que fais je ? » et le manque m’envahit. J’ai comme une boule à l’estomac quand je ne suis pas là. Je ressens un grand vide, sauf que le vide, c’est moi.

Mais je ne vais pas m’offrir des perles de pluies, ni creuser quoi que ce soit pour que je revienne puisque mon absence est parfaitement justifiée, planifiée et a même été scrupuleusement organisée. En effet, vous l’avez constaté, le mois dernier, c’est Nesles qui a fait un remarquable édito pour cette newsletter mensuelle (Un grand merci Monsieur l’artiste-associé…). Or désormais, nous allons partager ce petit espace d’expression avec des artistes, des stagiaires, des associés, des salariés, des gens qui passent, des « anciens », des « nouveaux », des partenaires, ou quiconque ayant un lien et appréciant cette belle aventure qu’est notre petite entreprise, la Manufacture Chanson.

Désormais, je ne reviendrais vers vous, avec mes facondes pitreries dialectiques, qu’une fois tous les 2 mois. Je peux donc dès maintenant vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année et d’ici là, tout un tas d’émotions en chanson à la Manufacture Chanson.

Prochaine newsletter, le mois prochain

Stéphane Riva

L’image du jour : En cas d’absence… je ne suis pas là !

EDITO OCTOBRE 2022 : « There’s a world going on underground « 

AccueilEDITO OCTOBRE 2022 : « There’s a world going on underground « 

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Faut il se résigner, courber l’échine, s’indigner, se révolter, s’en foutre, lâcher l’affaire ?
Est-il bien approprié de répertorier dysfonctionnements et injustices de la filière musicale quand, à l’heure où s’écrivent ces lignes, le monde poursuit allègrement son chemin vers le plus grand n’importe quoi ? Peut-on se plaindre d’inégalités et de difficultés grandissantes, finalement symptomatiques des crises que traverse notre système et que connaissent la majorité des artistes, quand s’enchaînent à travers le monde catastrophes ubuesques et autres joyeuses violences ? L’art et les problèmes qu’il suppose a-t-il sa place dans un monde soumis à bien d’autres préoccupations ?
C’est dans ce même monde qu’il y a quelques jours Annie Ernaux a reçu le prix Nobel de littérature. On ne peut que s’en réjouir car, comme le soulignait récemment un article de presse*, « [Annie Ernaux] est une autrice dont le « JE » dit l’expérience commune ». Et c’est cela qui est fondamental : en parlant de soi, on parle aussi du monde, du monde dans lequel on évolue, face auquel on se positionne. Un monde que nous construisons. Écrire, composer, chanter, créer, c’est aussi rendre compte de ce monde dans lequel nous vivons, ensemble, les un.e.s avec et sans les autres. Alors que faire ? Et surtout comment le faire ?
Pour ma part, j’ai une chance inouïe. La Manufacture Chanson m’a proposé d’être « Artiste Associé » pour une durée de deux ans. Un nouvelle aventure se présente donc, me laissant une grande latitude pour occuper un temps et un espace.
Mais « Artiste Associé » ça veut dire quoi au juste ?
Déjà « artiste » ? Jean-Louis Murat, un exemple parmi d’autres, refuse ce terme le concernant et lui préfère celui d’artisan – on pourrait gloser longtemps là-dessus.
Consultons donc le Larousse : « Personne qui exerce professionnellement un des beaux-arts ou, à un niveau supérieur à celui de l’artisanat, un des arts appliqués » et « Personne dont le mode de vie s’écarte délibérément de celui de la bourgeoisie ; non conformiste, marginal ». Soit.
Regardons le mot « Associé » à présent, le mot qui m’intéresse le plus finalement, dans le Littré et le Larousse : « Mis en union. Associés par la communauté des intérêts », « qui partage ses ou leurs activités au sein d’une association ».
Bien.
Mais quand un artiste et un lieu s’associent, ça veut dire quoi ? Dans cette association, je vois d’abord une forme de compagnonnage, un compagnonnage qui se construit depuis 2015 entre la Manufacture et moi et qui aujourd’hui prend une forme plus tangible, donc plus constructive. Un partenariat de confiance en somme. Cette association étant une première, et pour la Manufacture et pour moi, tout est à inventer. Seul le temps de cette collaboration permettra de construire quelque chose de manifeste et cette durée est primordiale.
C’est un luxe dont je ne peux que me réjouir.
Être associé à un lieu, c’est avoir un toit et un cadre.
Une cabane. Une cabane où je vais pouvoir trouver sécurité, stabilité, cadre. Une cabane dans laquelle je vais pouvoir me concentrer et travailler. Tous les jours je réalise la veine que j’ai d’avoir un lieu ainsi structuré, calme, protégé, bienveillant (non ce mot n’est pas galvaudé quand il est vrai). Cette cabane je m’y installe pour préparer la suite : écrire, répéter, roder mes nouveaux morceaux dans le cadre intimiste de concerts « laboratoires », commencer à enregistrer. Et initier des rencontres, des échanges. Sans verser pour autant dans l’hippie-culturalisme – un fond de punk en moi veille au grain, qu’on se rassure ! – il y a matière à réfléchir pour rendre tout ceci bien réel. J’ai donc à c?ur de faire de cette « hyper résidence » un espace vivant où vont s’organiser des rencontres, des débats, des projections, des expositions, des concerts, des soirées thématiques, bref toutes sortes d’événements où je recevrai de nombreux.ses invité.e.s… Cette aventure nouvelle, je la vois comme une occasion unique de générer des élans, de créer des ponts, de
provoquer des échanges, de rendre possibles des collaborations, de favoriser la concrétisation d’idées, d’envies, de projets. Ça sera forcément un peu foutraque, et ce sera très bien comme ça.
Cette « hyper résidence », je l’ai déjà commencée. Si vous passez par Paris, venez faire un tour à la Manufacture. En ce moment il s’y tient ma première expo dans laquelle j’ai eu envie de me raconter à travers plus d’une centaine de pochettes de disques qui ont compté pour moi. Et peut-être un peu pour vous aussi.
D’ici-là, portez-vous bien.

Nesles, Paris, octobre 2022

Prochaine newsletter, le mois prochain…

Artiste Associé en ‘hyper résidence’ de création pour une durée de deux ans à la Manufacture Chanson, Nesles prépare actuellement son prochain album et bien d’autres choses à suivre dès 2023.

Écouter la playlist : https://deezer.page.link/qevsCeaB3tiSzU8SA

Label | Microcultures Records
Tourneur | Pyr Prod
Conseil | Laure Michelon
Liens : https://linktr.ee/NESLES

© Raphaëlle Leyris dans le Monde

Ont accompagné la rédaction de ces quelques lignes : Mozart : « Messe en ut mineur » (Deutsche Grammophon), Kurt Vile : « One trick ponies » (Matador), Jim O’Rourke : « The Workplace » (Domino), William Blake : « Le mariage du ciel et de l’enfer » (Gallimard), Anthony Boile : « Black and White – The Stranglers » (éditons Densité) , Edward Berger : « Patrick Melrose » (Sky), Bruno Latour « Entretiens» (Arte)

L’image du jour : Nesles, artiste associé à la Manufacture Chanson pendant 2 ans – crédit photo : Jauris Casanova

EDITO SEPTEMBRE 2022 : « Y’a plus de saisons, C’est ma grand-mère qui avait raison »

AccueilEDITO SEPTEMBRE 2022 : « Y’a plus de saisons, C’est ma grand-mère qui avait raison »

Luttons contre le réchauffement artistique !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

Après toutes ces années d’insouciance, d’ébriété artistique, d’abondance de création, de débauche musicale, la Manufacture Chanson, comme toujours bonne élève, va entamer sa première rentrée tout en sobriété.

Désormais, l’ambiance ne devra plus dépasser 19 degrés. Les doubles croches seront proscrites et le tempo des chansons sera limité à 110. Nous réduirons les alexandrins à 8 pieds maximum. Nous fermerons bien les robinets afin de couper les paroles et nous ne laisserons plus couler les chansons d’amour. Nous ne jetterons plus les vieilles chansons, nous les recyclerons en nouveaux tubes. Par ailleurs, nous lançons un atelier mensuel « Repair Café-Chanson » afin de réparer les vieux chanteurs en panne d’inspiration ou les musiciens cassés. Quelle que soit la distance à parcourir, plus aucun déplacement ne se fera en jet privé. Tous les yachts de la Manufacture Chanson resteront dorénavant à quai et deviendront des hébergements ou des studios d’enregistrement pour les artistes. Enfin, nos nourritures célestes seront faites maison avec uniquement des produits naturels issus d’une culture raisonnée et les garçons bouchers ne seront plus programmés.

En voilà de belles résolutions !

Et si la Manufacture Chanson vous prépare, pour cette rentrée, une flopée d’innovations : de nouvelles formations, des vidéos, des rencontres professionnelles en podcast et en direct sur twitch, un festival en prison, une programmation de folie etc. Ce sera de façon modérée, en toute retenue et en pleine sobriété.

C’est pourquoi je vous invite à ne pas venir nombreux, ni à boire des litres de soupes de champagne lors de notre porte ouverte et présentation de la saison de samedi prochain…

Bonne rentrée mesurée, prochaine newsletter, le mois prochain (à moins que, dans un souci d’économie, le gouvernement décide de supprimer tous les mois pairs…)

Stéphane Riva

L’image du jour : La Manufacture Chanson Airlines

EDITO JUIN 2022 : « La jeunesse se doit d’être à l’heure, au rendez-vous »

AccueilEDITO JUIN 2022 : « La jeunesse se doit d’être à l’heure, au rendez-vous »

Mine de tout !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

La jeunesse n’emmerde plus le front national. Comme si de rien n’était, elle mène sa petite vie tranquille, l’air de rien. Elle est préoccupée, la jeunesse, elle est angoissée. Sa charge mentale est importante : penser à recharger la trottinette, changer sa photo de profil sur insta, partager les photos du repas d’hier, finir la saison 4… La jeunesse ne peut pas être partout. La pression est telle aujourd’hui qu’elle n’a plus le temps d’emmerder le front national. Et d’ailleurs, est-ce que ça sert vraiment tout ça ? Les choses sont comme elles sont et on ne peut sûrement rien y changer… Alors la jeunesse laisse faire ceux qui papouillent le front national.

Il est vrai que la jeunesse qui emmerdait le front national a pris aujourd’hui un peu de bedaine et quelques cheveux gris. Elle est moins fougueuse, moins exaltée, peut-être un peu moins vive aussi. Elle est aussi un peu refroidie de constater que toute ces années d’engagements et de combat ont engendré le monde d’aujourd’hui : ce merveilleux monde du « moi je ».

Bien sûr, cette jeunesse est vieille aujourd’hui. Elle a des lunettes pour voir de près et des douleurs ici et là (surtout le matin…). Elle mène désormais une lutte acharnée au quotidien pour arriver à conserver son petit niveau de vie, sa petite maison à crédit, sa petite auto, son petit manteau, son petit chapeau, le dernier watchtruc connecté…

Alors moi qui suis sidéré, mais de cette dernière jeunesse, je vous souhaite un bel été puisque c’est notre dernière newsletter de la saison et je retourne sur mon yacht, siffler un bon mojito en écoutant la playlist de la Manufacture Chanson, sans emmerder quiconque (aucun coquillage…).

Prochaine newsletter, à la rentrée…

Stéphane Riva

L’image du jour : La jeunesse n’emmerde plus le front national.

La Gazette des Zactions Zartistiques #04

AccueilLa Gazette des Zactions Zartistiques #04

C’est la saison des restitutions !

Open Mic à la Manufacture Chanson
Dans le cadre du OPEN 11 TOUR et en partenariat avec plusieurs structures du 11e arrondissement, un open mic a été organisé le 19 mai 2022 à la Manufacture Chanson. La soirée a connu un véritable succès ! Plus de 100 spectateurs ont pu découvrir sur scène 13 jeunes talents du 11e !

Chanter et s’amuser
De janvier à juin 2022, Fanny Lecompte est intervenue auprès de familles migrantes dans le cadre d’ateliers musicaux. Petits comme grands ont pu chanter et découvrir des instruments de musique. Un temps de festivité est organisé le 17 juin pour clôturer cette belle action en partenariat avec Aurore – Les Amarres et Les Petits Débrouillards.

Aux collèges et aux lycées, c’est la fête !
L’année scolaire est bientôt terminée, c’est l’occasion de célébrer la fin des actions artistiques ! Création de chansons, enregistrement audio, spectacle, représentation filmée sur scène… Les restitutions sont choisies par les élèves et les enseignants avec les artistes intervenants.es. Elles permettent de valoriser et de faire rayonner le projet auprès de tous les élèves des établissements scolaires.
Pour plus d’information sur nos actions en milieu scolaire, rendez-vous sur notre site Internet :
https://www.manufacturechanson.org/actionartistique/recre-action/

Le programme de l’été
Le 02 juillet venez découvrir les jeunes talents du 11e lors d’un concert devant la mairie pour le festival des cultures urbaines. Le projet de prévention des rixes a bien démarré et continue cet été et à la rentrée ! Les participants sont accompagnés par le groupe Billet d’Humeur, Fanny Lecompte et Tristan Haspala autour d’un projet de création entre jeunes du 11e et 20e. En partenariat avec le centre social Solidarité Roquette et le centre Paris Anim’ Ken Saro Wiwa. Lors des Ville Vie Vacances, des ateliers d’écriture dirigés par Emmanuelle Cadoret en partenariat avec l’EPJ Belleville ont lieu sur le terre-plein central du boulevard de Belleville, à l’EPJ et au centre Victor Gelez. Après les superbes restitutions des ateliers de Francis Médoc, d’Emmanuelle Cadoret et de Bastien Lucas à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, c’est au tour de Betty Seymour d’animer un atelier autour de la chanson au centre pénitentiaire de Fresnes.

Découvrez l’équipe de la Manufacture Chanson !

Portrait de Sébastien, régisseur son & lumière
En quelques mots, en quoi consiste ton métier ?
Je suis régisseur. Je m’occupe de l’organisation et la réalisation technique des concerts. Je contacte les artistes pour connaitre leurs besoins techniques (instruments, micros, etc). Le jour du concert et pendant les balances je m’occupe de sonoriser et d’éclairer les artistes.
Comment se déroule une journée à la Manufacture Chanson ?
Un jour de concert, j’arrive dans l’après-midi pour préparer la salle. Les artistes arrivent à 16h pour les balances. Le concert débute à 20h30 et ensuite je range la salle. Je m’occupe aussi de la régie des salles de répétitions, je suis là en cas de besoin technique.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
Travailler dans le domaine de la musique, être au contact direct des artistes et ne pas me lever trop tôt (rires).
Quel a été ton parcours pour devenir régisseur son et lumière ?
Après mon bac j’ai déménagé en région Parisienne pour faire un BTS Audiovisuel option métiers du son (à Boulogne-Billancourt). J’ai ensuite complété mon BTS avec une formation d’un an à l’EMC qui s’appelle ISMA (ingénieur du son en musiques actuelles). Durant cette année j’étais en cours à Malakoff (sud de Paris) et en alternance à Angers au Centre de congrès en tant que technicien son.
Le petit + de la Manufacture Chanson ?
Ambiance très bienveillante dans une équipe à taille humaine où tout le monde est prêt à aider en cas de besoin.
Tes passions ?
J’aime faire du tennis et de la guitare.

À BIENTÔT !
Marina et Tristan, pour le Pôle des Actions Artistiques
de la Manufacture Chanson

EDITO MAI 2022 : « Plus j’s’rai loin des tracteurs, Et plus j’s’rai près d’être acteur »

AccueilEDITO MAI 2022 : « Plus j’s’rai loin des tracteurs, Et plus j’s’rai près d’être acteur »

A table !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

On en a bouffé de la variétoche, des musiques toutes prêtes et sur-vitaminées, des reprises réchauffées à la sauce TV. L’industrie musicale nous a trop longtemps nourris de produits artistiques ultra-transformés, issus de la culture intensive, élevés en batteries, dont on s’est empiffré avec insouciance.

Selon la toute dernière étude nationale de l’institut Santé-Publique-France, plus de 62,4 % des Français souffrent d’auriculobésité. Notamment chez les personnes ayant eu 20 ans dans les années 80, chez qui on observe un syndrome persistant et dégénératif de cette pathologie, menant, le plus souvent, à de graves dépressions.

Pour nous prévenir de ce nouveau risque sanitaire, nous allons développer une application sur smartphone qui sera une sorte de mélange de Shazam et Yuka. A l’écoute d’une chanson, elle donnera instantanément un culture-score et nous renseignera sur le niveau artistique du texte, de la musique, de l’interprétation…

A la Manufacture Chanson, nous défendons une chanson de qualité, de bonne facture, mûrie à cœur. Une chanson Manufacturée où chaque mot est choisi, où chaque note est pesée. Une chanson qui mijote de longues heures dans la tête du créateur, sans additif, ni aucun artifice, ni trop sucrée, ni trop salée. Nous privilégions les circuits courts et les concerts locaux avec des petits producteurs adeptes d’une culture raisonnée.

Je vous invite à venir vous délecter du millésime 2022 des stagiaires de la formation « Auteur.e Compositeur.trice Interprète », dès cette fin de mois (31/05 et 01/06), puis à vous régaler de découvertes à l’occasion du festival « Les Épigones », du 8 au 10 juin, où des artistes-intervenants présentent leur « artiste – coup de cœur » rencontré lors d’une formation à la Manufacture Chanson.

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Culture intensive !

EDITO AVRIL 2022 : « Il voulait jouer de l’hélicon, Pon pon pon pon. Con »

AccueilEDITO AVRIL 2022 : « Il voulait jouer de l’hélicon, Pon pon pon pon. Con »

Les barbaristes !

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s abonné(e)s,

A la radio, avant le 1er tour, un candidat à la présidentielle disait vouloir lutter contre tous « les barbarismes en Ukraine et ailleurs ». J’ai tout de suite trouvé cette candide et généreuse intention pleine de poésie.

Alors je me suis très vite emballé à imaginer de méchants barbaristes slaves, aux gros sourcils, des mots tranchants entre les dents, se balançant des dictionnaires étymologistiques à la figure ou élaborant des stratégies éloquentes pour envahir le Sémantikistan.

J’ai aussi rêvé tout éveillé d’un vieux saltimbanque de la rhétorique tournant la manivelle d’un orgue de barbarismes d’où s’échappent des mots tordus, des expressions toutes faites et une ritournelle palabraise incandescente.

Mais assez d’homélie, de papotages litaniques, de méli-mélo de mots et maux maudits, vous disez comme vous voulez ! Nous ne sommes pas au pays des barbares à papa. Le monde vacille et va mal. Après des mois à parler de virus, nous dissertons sur les vies russes et me voilà, perdu dans ce monde de brutes, à jouer, ingénu, avec les mots, en pensant à Boby Lapointe, qui savait lui, si bien jouer et qui aurait eu 100 ans aujourd’hui.

Ah ! quel sal’ temps… Où est-il l’été ? l’été où est-il ?

Prochaine newsletter, le mois prochain,

Stéphane Riva

L’image du jour : Boby Lapointe aurait eu 100 ans cette année ! lettre…!