16/07/2026 - EDITO JUILLET 2026 : par Camille feist

Crédit photo : Béatrice Ichter.
La Manu’ ne manque pas d’airs…
Pour ce dernier édito de la saison, nous avons prêté notre plume à Camille Feist. Et nous ne parlerons pas des prétéritions de son chouette édito !
Je suis une ancienne élève, devenue intervenante à la Manufacture. Je suis autrice-compositrice-interprète, et ça nous fait plus de 10 ans de parcours partagé, à la Manufacture et moi. Je pourrais écrire mon édito sous trois casquettes. Édito que je suis très honorée d’avoir été invitée à écrire.
Je pourrais évoquer tant de souvenirs si précis en salle de chant. Je pourrais dire comment cette année de formation a tout bouleversé dans ma vie et mes choix. Comment un jour j’ai enfin ressenti physiquement ma voix dans mon corps, comment j’ai perçu ma cage thoracique, compris mon souffle… Comment ma voix est éclose.
Je pourrais parler des rencontres que j’y ai faites, des artistes côtoyés, amis devenus. Les claques scéniques que j’ai pu y prendre. Ma première : Kent. « Qui l’eut cru mon amour, que nous irions si loin ? »
Aujourd’hui, je suis intervenante à l’atelier loisirs ACI en écriture et scène. Je vois naître les chansons puis j’aide à faire sortir des voix. Je donne beaucoup de ce que j’ai reçu, je regarde, j’écoute, je propose.
En janvier, cette année j’y ai joué mon nouveau tour de chant pour la première fois « Airs de jeux », qu’il se nomme.
J’ai eu le trac. Un Exercice de sophrologie appris à la Manufacture en 2013 : je dois penser qu’un lion m’accompagne sur scène et me donne sa force !
Une sensation d’appartenance à ces murs – même après les travaux de rénovation. Ma trogne, sur les affiches de concerts dans la maison, dans les couloirs, et même dans les toilettes. Avec mon autographe et cet éternel : « Merci la Manu !! »
Camille Feist
